L’ESPACE CULTUREL LAWRENCE DURRELL À SOMMIÈRE
« PARADIGME » Une vision du monde, un courant de pensées personnelle, l’histoire et la réflexion qui créent une façon alternative d’aborder la représentation. Par la variété des médiums : peintures, gravures dessins et photos.
“PARADIGM” A worldview, a personal stream of thought, history and reflection, together create an alternative way of approaching ideas. A mix of genres in paintings, engravings, drawings and photos.
CHAPELLE DES URSULINES
DU 12 JUIN AU 11 JUILLET 2026 – VERNISSAGE LE VENDREDI 12 JUIN, 18H

Le titre paradigme peut avoir d’autres significations ; la représentation, un modèle, un ensemble de principes, de théories, de valeurs qui définissent une approche particulière pour comprendre et évoquer en fin de compte un point de vue personnel.
Cette exposition est l’aboutissement de la recherche à révéler des connexions d’idées interconnectées qui résulte dans un accrochage autour d’une pièce centrale. Un paysage surréaliste de 28 toiles. Une allégorie qui démontre que les humains ne contrôle pas l’histoire autant qu’ils se l’imaginent.
Je puise mes sources dans mes origines flamandes, ma vie en France et ma relation avec le Midwest, en particulier le « corn-belt », les états où domine la culture de maïs, culture intermédiaire à vocation énergétique, source d’éthanol, avec ces silos de grains gigantesques qui dominent les paysages. Associés aux tours de Carcassonne j’y figure Don Quichotte, un gentilhomme campagnard courageux, noble et instruit, habité jusqu’au délire par sa croyance littérale que l’époque de la chevalerie n’est pas révolue. Avec Sancho Panza, son écuyer, allié ignorant et crédule qui a bon sens et a un sain instinct de conservation. Comme Cervantès, Bruegel montre l’homme comme un anti héros, comique et parfois grotesque, et il suit la parabole de l’aveugle conduisant des aveugles décrite dans Matthieu 15:14 :«Laissez-les tranquilles : ce sont des aveugle-conducteurs des aveugle. Et si l’aveugle conduit l’aveugle, tous les deux tomberont dans le fossé.» Gravitant autour de cette œuvre des paysages fantasmagoriques, des chevaliers et personnages en stade de métamorphose. Je garde mémoire des horreurs et abominations humaines, tel que la code noir (abrogé), mais de la magnificence humaine aussi. Lumière versus ténèbres. Le sens de l’émerveillement ce qui rassemble le mystique, le poète et le savant.

DON QUICHOTTE ; inspirer et réinterprété d’après le film « L’impossible rêve » de Orson Welles avec l’acteur Fransisco Reiguera Acrylique sur toile.
The title “paradigm” can have other meanings: representation, a model, a set of principles, theories, and values that define a particular approach to understanding and ultimately evoking a personal point of view. This exhibition is the culmination of research that visualized interconnected ideas, resulting in an arrangement around a central piece: a surreal landscape of 28 canvases. An allegory that demonstrates that humans do not control history as much as they imagine. I draw my inspiration from my Flemish roots, my life in France, and my connection to the Midwest, particularly the “corn belt,” the states dominated by corn cultivation, an energy crop and source of ethanol, with its gigantic grain silos dominating the landscape. Associated with the towers of Carcassonne, I see Don Quixote, a courageous, noble, and educated country gentleman, driven to the point of delirium by his literal belief that the age of chivalry is not over. With Sancho Panza, his squire, who combines ignorance and credulity with common sense and a healthy instinct for self-preservation. Like Cervantes, Bruegel portrays man as an anti-hero, comical and sometimes grotesque, and he follows the parable of the blind man leading the blind described in Matthew 15:14: “Leave them alone; they are blind guides of the blind.” And if the blind lead the blind, both will fall into the ditch.”
Orbiting around this work are phantasmagorical landscapes, knights, and figures in stages of metamorphosis. I will remember human horrors and abominations, such as the (repealed) Black Code, but also human magnificence. Light versus darkness. The sense of wonder is what unites the mystic, the poet, and the scholar.

























